SANDEAU (Jules), né à Niort en 1810.

 

MADAME DE SOMMERVILLE, in-8, 1834. — Le drame de ce roman se dénoue entre quatre acteurs : Maxime, qui juge avec sévérité les choses et les hommes qu’il a sous les yeux ; Nancy, la sœur de Maxime, jeune fille naïve, élevée au village, qui ne sait rien du monde, qui n’envie aucune des joies qu’elle ignore, qui doit vivre et mourir pour un seul amour, qui aime, est dédaignée, prie Dieu de la rappeler à lui, et meurt sans avoir été connue du monde ; Albert, le héros du livre, le type de la médiocrité ambitieuse, de la rêverie impuissante, qui amuse de son abaissement et de sa nullité l’injustice des hommes ; Mme de Sommerville, arrivé à cet âge qui n’est plus le tumulte des passions, et qui n’est pas encore la paix de l’âme ; elle se soutient et se défie, mais il ne faudra qu’une étincelle imprudente pour rallumer les cendres mal éteintes ; seulement, au souvenir des épreuves qu’elle a traversées, elle puisera la force de résister. Dire le combat qui s’engage entre Nancy, Albert et Mme de Sommerville, est chose inutile. Il y a dans ce volume une lecture de trois heures, rapide, émouvante, mêlée de réflexions passionnées, encadrées heureusement dans un récit naturel.

 

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