FRESSE-MONTVAL (Henri-François-Marcel-Alphonse Fresse-Montval)

 

 

JULES JOSEPH, pensée intime, 2 vol. in-8, 1835. — Jules Joseph est un jeune homme auquel son père, honnête portier dans la Chaussée d’Antin, a fait donner de l’éducation. Après de sérieuses et brillantes études, Jules Joseph est réduit à se mettre aux gages d’un bouquiniste de la rue de Sorbonne ; dans cette modeste situation, il s’éprend d’une vive passion pour la fille d’un vieux usurier retiré, qu’il a occasion de voir tous les dimanches à la messe de Saint-Eustache. La rencontre d’un de ses amis de collége, Ernest Delmont, lui procure chez le père de celui-ci une place, où bientôt, par sa merveilleuse exactitude, il est apprécié suivant son mérite ; il devint l’ami, le conseil et presque l’associé du vieux Delmont. Ernest Delmont se marie à une belle et riche héritière, qui se trouve justement être celle que Joseph aime en secret. Pendant douze années Jules Joseph dut rester témoin impassible du bonheur des deux époux, et renfermer une passion qui n’eût pu se produire au dehors sans danger et sans ingratitude. Ainsi s’écoulait la vie de Jules Joseph, lorsque la révolution de juillet vint en changer complétement le cours ; le vieux banquier meurt par suite d’un accident, Ernest est tué dans une émeute ; la maison de banque est ruinée, et la jeune veuve de son ami, réduite à un chétif douaire, devient la femme de Jules Joseph. Au lieu de jouir en paix d’un bonheur si inespéré et si longtemps attendu, Jules Joseph se jette dans les conspirations et dans les émeutes ; il compromet sa fortune, et après quinze ans d’amour et trois ans de mariage, il devient tout à coup jaloux de sa femme à en perdre la raison. Si bien que se croyant trahi, il rentre dans sa maison, saisit son fusil, poursuit sur les toits sa femme qui tient un enfant dans ses bras et qui lui demande grâce, et les jette tous deux morts dans la rue, où il tombe lui-même le cœur percé d’une balle ! Tel est l’horrible dénoûment d’un livre chaudement écrit et habilement intrigué, où l’auteur a entrepris la tâche un peu difficile de prouver que la restauration n’a jamais fait couler une goutte de sang innocent, qu’elle a porté au plus haut point la puissance, la gloire et les libertés de la France ! … etc., etc., etc.

Nous connaissons encore de cet auteur : Angelino, 3 vol? in-12, 1829. — L’Orphelin et l’Usurpateur, 2 vol. in-8, 1833.

 

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