ÉVELINES (Mme Louis-Évelines Desormery).

 

 

ÉVARISTE DE MAULEY, 3 vol. in-8, 1821. — Un jeune homme d’une imagination vive aime une coquette, dont il se détache assez promptement ; mais cette femme a pris pour lui une affection peu compatible avec son caractère, et qui la porte à faire un voyage en Suisse, où elle sait qu’elle le rencontrera. Là, le jeune homme s’est de nouveau attaché, mais plus fortement et d’une manière plus durable, à une femme mariée qui possède toutes les qualités et toutes les vertus qui peuvent distinguer son sexe, et qui par conséquent ne partage point ses sentiments, ou du moins ne les laisse point apercevoir. La coquette délaissée fait tant par ses intrigues, que son ancien amant se trouve dans la nécessité de compromettre la réputation de celle qu’il aime, en se battant avec son mari, ou de manquer aux lois de ce qu’on est convenu d’appeler l’honneur, en refusant un duel. Il se délivre de cet embarras par un suicide. — Ce petit roman est agréablement écrit ; une teinte de mélancolie dans le style le fait lire avec intérêt, quoiqu’il n’y ait rien de bien neuf dans les caractères et les événements.

 

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