DURDENT (René-Jean)

DURDENT (René-Jean), né à Rouen vers 1776, mort le 30 juin 1819.

 

ADRIANA, ou les passions d’une Italienne, 3 vol. in-12, 1812. — En Italie, l’amour n’est pas un sentiment, c’est une maladie qui abat, qui consume, qui dévore les cœurs, et dont les effets sont surtout terribles dans le sexe le plus faible, parce qu’il a le plus de cette sensibilité physique qui se trouve alors principalement affectée. Cela est si vrai qu’à Rome, si vous voyez une femme ou une demoiselle triste, abattue, mélancolique, et que vous en demandiez la raison, on vous dira : Elle a de l’amour, comme on vous dirait ailleurs : Elle a la fièvre. — Adriana est une Italienne dans toute la force du terme. Damerville, jeune officier français, vivement épris de cette belle Italienne, est sur le point d’obtenir sa main, lorsqu’un oncle l’engage à rompre ce mariage, et parvient même à lui en faire contracter un autre. Adriana, outrée de cette infidélité, se retire aux environs de Rome pour y méditer sa vengeance ; elle attend que sa rivale soit sur le point de devenir mère, s’introduit dans sa maison, et lui enlève au milieu de la nuit son enfant, qu’elle élève avec la tendresse d’une mère. L’épouse de Damerville meurt, il est libre ; mais au lieu de retourner à ses premiers amours, il s’engage dans d’autres liens et épouse une jeune Anglaise, modèle de beauté et d’innocence, avec laquelle il est sur le point de s’embarquer, lorsque Adriana apprend sa seconde infidélité et ses projets. Elle quitte son château, vole au bord de la mer, où elle arrive au moment où le vaisseau que montent Damerville et sa femme est battu au milieu de la rade par des vents contraires, précurseurs d’une furieuse tempête. La situation où se trouve Adriana, dévorée de crainte, de vengeance et de jalousie, est déchirante, et il semble qu’on ne puisse en imaginer une plus douloureuse ; cependant cette femme malheureuse n’en sort que pour souffrir encore davantage. Nous tairons ce qui lui arrive après cette cruelle épreuve, ainsi que le dénoûment pathétique de l’ouvrage, afin d’exciter la curiosité des lecteurs, qui trouveront dans toutes les parties de ce roman des situations variées, passionnées, et une brillante imagination.

Nous connaissons encore de Durdent : Cinq Nouvelles, 2 vol. in-12, 1807. — Alisbelle et Rosemonde, 3 vol. in-12, 1813. — Clementina, ou la Sigisbéisme, 2 vol. in-12, 1817. — Quatre Nouvelles, 2 vol. in-12, 1818. — Le Rénégat de Palerme, 2 vol. in-12, 1818.

 

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