DUCLOS DE SELVES

DUCLOS DE SELVES

 

MOHAMMED, ou la Chute d’un empire de l’Asie, 2 vol. in-12, 1813. — Gengis-Kan est un des principaux personnages de ce roman ; la chute d’un grand empire d’Asie en est la catastrophe. — Gengis-Kan avait conquis la Chine, les deux Tartaries et toutes les provinces qui composaient son immense domination ; un seul empire considérable, celui des Karasmiens, gouverné par Mohammed, avait jusqu’ici échappé à ses armes victorieuses. Jallal’oddin, prince accompli, fils de Mohammed, éloigné de l’empire de Karasm par les intrigues d’une marâtre, la sultane Zadebine, dans le moment même où son bras eût été le plus nécessaire pour soutenir et défendre cet empire contre les entreprises de Gengis-Kan, était au fond de l’Inde, auprès d’un roi que sa bravoure et ses talents militaires faisaient triompher de nombreux ennemis, tandis que son père allait être accablé par les siens. Rappelé à la hâte, il arrive encore à temps, mais il est écarté par les menées de Zadebine, et renvoyé une seconde fois dans l’Inde, sous le prétexte d’aller se marier avec la fille du roi de ces contrées, et d’en obtenir des renforts. Pendant qu’il sacrifie à l’hymen, Gengis-Kan fond sur Mohammed, lui livre une grande bataille et le défait complétement. Jallall’oddin arrive trop tard pour le secourir ; il est pris par un détachement de l’armée victorieuse, s’échappe des mains de ses ennemis, erre longtemps dans divers États pour obtenir des secours qu’il n’obtient pas, rejoint son père au moment où celui-ci perd une seconde bataille, son empire et la vie, et est lui-même forcé de fuir, après avoir inutilement tenté de reconquérir son empire. — Tel est le fond de la partie romanesque de cet ouvrage, où l’on trouve plusieurs épisodes intéressants, ainsi que des descriptions de costumes, d’usages et de fêtes extrêmement poétiques.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site