GIRARDIN (Mme Émile de, née Delphine GAY)

 GIRARDIN (Mme Émile de, née Delphine GAY).

 

LE LORGNON, in-8, 1831. — Le lorgnon est un talisman à travers lequel on découvre l’âme à nu ; on voit la différence entre la parole et la pensée, entre l’action et le sentiment qui fait agir. M. de Norville, le possesseur du lorgnon, n’en tire guère parti que dans une occasion importante ; non quand il apprend qu’un de ses amis ne l’aime pas, ou qu’une jeune demoiselle veut l’épouser pour sa fortune, mais quand lui-même veut se marier, car sa position est réellement embarrassante. Il aime une veuve en particulier et déteste les veuves en général ; même il a fait serment de ne jamais épouser une veuve. Grâce au lorgnon investigateur, M. de Norville découvre que sa veuve n’a jamais été mariée, ce qui s’appelle mariée, et il se décide à l’épouser réellement. — Il ne faut demander dans ce roman ni des situations, ni des passions bien vives, mais ce que l’auteur a voulu y mettre et ce que l’on rencontre à chaque page, beaucoup d’esprit, beaucoup d’observation ; des mœurs restreintes à quelques salons ; des caractères étroits à force d’égoïsme et d’amour-propre, et que tout le monde peut reconnaître à la vérité des couleurs.

Nous connaissons encore de Mme de Girardin : Contes d’une vieille fille à ses neveux, 2 vol. in-18, 1832. — Monsieur le marquis de Pontanges, 2 vol. in-8, 1835. — La Canne de M. de Balzac, in-8, 1836.

 

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