BOUILLY (Jean-Nicolas)

BOUILLY (Jean-Nicolas), né à la Coudraye (Indre-et-Loire), en 1763  et mort à Paris le 24 avril 1842

 

 

CONSEILS À MA FILLE. — Le premier volume contient : 1° les Oiseaux de madame Helvétius, conte de nature à plaire beaucoup aux jeunes personnes qui sortent de l’enfance ; 2° la Robe feuille-morte de madame Cottin, nouvelle fort dramatique, dans laquelle on attaque le ridicule des jeunes personnes qui jugent du mérite d’après l’enveloppe qui le couvre ; 3° les Nuances de l’âge, où l’on trouve une excellente morale, et où l’auteur prouve que le ton et les manières qui plaisent dans une personne très-jeune deviennent choquants et même dangereux dans un âge plus avancé ; 4° la Romance de Daleyrac, qui retrace le caractère bizarre d’un militaire tellement épris de sa femme, que, l’ayant perdue, il ne peut voir sa fille, dont les traits lui retracent trop fidèlement l’image de l’épouse qui n’est plus : une romance de Daleyrac produit une révolution dans ses idées, et il finit par pleurer avec sa fille l’être chéri qu’ils ont perdu ; 5° le petit Dîner, leçon donnée à une demoiselle qui, devenue riche, emploie tous les petits subterfuges de l’orgueil déguisé pour se débarrasser d’une amie sans fortune ; 6° le Charme de la voix, galerie de portraits intéressants ; 7° le Premier pas dans le monde, anecdote tragique, où la folle fierté et les inconséquences d’une demoiselle occasionnent un duel où périt un jeune homme qui jouit de l’estime générale, et force la jeune personne qui en est l’auteur à s’expatrier ; 8° les Tablettes de Florian, où une jeune demoiselle est corrigée de la manie du bel esprit ; 9° les trois Genres, une des anecdotes les plus agréables du livre ; 10° la Manie des romans, petite comédie dont les caractères sont plaisants, variés, et le dénoûment très-dramatique.

LES JEUNES FEMMES, 2 vol. in-12, 1819. — Peindre l’âge des passions, et ne montrer qu’à travers le voile de la décence tous les effets qu’elles produisent ; présenter les défauts, les erreurs, les caprices des jeunes femmes, sans faire rougir celles même à qui le reproche s’adresse ; montrer l’intérieur des ménages sans jamais alarmer la plus scrupuleuse délicatesse ; s’approcher le plus près des limites au delà desquelles l’intérêt deviendrait dangereux et ne jamais le dépasser, c’était, sans doute, un problème peu facile à résoudre ; mais écrire un pareil livre à Paris et réussir, était bien plus difficile encore. L’auteur s’est tiré habilement de cette lutte entre la morale et les passions ; et si quelque jeune femme, en le lisant, s’impatiente tout bas de le voir toujours s’arrêter au bel endroit, elle sera du moins forcée de l’en louer en public ; et il lui sera permis de rêver tout ce que le conteur n’a pas dû lui dire. — Ces nouveaux contes offrent autant de cariété que la décence en pouvait admettre ; si quelques-uns, tels que : le Dîner d’hommes, l’Écrin, l’Ambition d’un nom, l’Insulte cachée, le Bord du précipice, les Trois manières, et Une seule faute, paraissant avoir plus d’originalité et un intérêt plus dramatique, c’est moins à la manière de les présenter qu’à la nature du sujet qu’ils doivent cet avantage. — On doit encore à M. Bouilly :

Contes à ma fille, 2 vol. in-12, 1809. — Les Encouragements de la Jeunesse, in-12, 1814. — Contes aux Enfants de France, 2 vol. in-12, 1825-26. — Les Mères de famille, 2 vol. in-12, 1825.

 

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