BOREAU (Victor)

BOREAU (Victor). - Auteur de poèmes, romans et études historiques (1804 – XIXe siècle)

 

LA RENAUDIE, ou la Conjuration d’Amboise, 2 vol. in-8, 1834. — Il est aujourd’hui bien prouvé que le but de la conjuration d’Amboise était de soustraire le jeune roi François II à l’influence des Guise, de s’emparer de leur personne pour les faire juger, et d’obtenir la convocation des états généraux et la nomination d’un conseil de régence. Barri de la Renaudie, noble périgourdin, fut le chef de cette conjuration. Il parcourut toute la France, l’Allemagne et la Suisse, avec la mission difficile de recruter des partisans. Au commencement de l’année 1560, une assemblée des principaux conjurés se tint à Nantes, et la Renaudie fut nommé chef de l’entreprise. On convint qu’on se rendrait à Blois, où était alors la cour, par petits détachements, afin de ne pas éveiller les soupçons, et qu’une députation présenterait une requête au roi, appuyée d’une escorte commandée par la Renaudie, et destinée à défendre les députés en cas d’attaque. La Renaudie fondait de si belles espérances sur l’exécution de son projet, qu’il s’en ouvrit à l’avocat d’Avenelles, qui courut dénoncer son ami. Dès que les Guise connurent le secret, ils quittèrent Blois et se réfugièrent au château fort d’Amboise, où ils amenèrent le roi et la cour. Le départ de Blois n’arrêta pas les conjurés, qui firent leurs dispositions pour se rendre maîtres du château d’Amboise, vers lequel ils se dirigèrent par petits détachements. Mais les Guise firent attaquer ces détachements avant leur réunion, et s’emparèrent isolément de presque tous les conjurés. Castelnau fut arrêté et pris à Nosei ; la Renaudie fut rencontré dans la forêt de Château-Reynard par Pardaillan, et tué d’un coup de pistolet par le valet de ce dernier ; les autres conjurés se rendirent au duc de Nemours, sur la promesse qu’ils seraient admis à se justifier devant le roi. Mais la promesse ne fut pas tenue. Tous ceux qui n’avaient pas péri dans le combat furent amenés à Amboise et cruellement traités : on les précipitait dans la rivière, attachés par douzaines à de longues perches ; on les pendait tout bottés et éperonnés aux créneaux du château, sous les yeux même de la cour qui assistait de ses fenêtres à ces barbares exécutions. Tels sont les faits que l’auteur du roman a racontés avec l’exactitude de l’historien : toutes les illustrations, tous les grands caractères de l’époque, qui passent sous les yeux du lecteur, sont peints avec vérité, et surtout bien appréciés.

 

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