BENOÎT (Mme F. A. de la Martinière)

 

 

BENOÎT (Mme F. A. de la Martinière), née à Lyon en 1724, morte vers 1800.

 

LETTRES DU COLONEL TALBERT, 4 part. in-12, 1766. — Ces lettres sont sans contredit la meilleure production qui soit sortie de la plume de Mme Benoît. Le sujet en est simple, le style naturel, les caractères vrais, les situations intéressantes.

CÉLIANE, ou les Amants séduits par leurs vertus, in-12, 1766. — Dans ce roman, l’auteur a voulu prouver qu’il est certains dangers auxquels il est bien difficile qu’une femme s’expose impunément : il y a de la chaleur dans cet ouvrage, mais les événements en sont par trop invraisemblables.

SOPHRONIE, in-8, 1767. — Les situations qui font le mérite de ce roman sont très-ingénieuses ; et quoique l’artifice de l’héroïne ne soit rien moins qu’innocent, il est conduit avec tant d’adresse, que loin de révolter les lecteurs les plus délicats, ils ne peuvent se refuser à la pitié qu’elle inspire ; son repentir est d’ailleurs si touchant et son retour si louable, qu’il doit faire oublier tout ce que sa conduite peut avoir de répréhensible.

AGATHE ET ISIDORE, 2 vol. in-12, 1768 ; réimprimé en 1769, sous ce titre : Aventures du beau cordonnier. — Ce roman est un composé d’utiles et d’agréables mensonges, présentés sous les traits de la vérité ; la morale y est toujours en action, et il y règne un fond de philosophie pratique propre à inspirer des sentiments essentiels au bonheur. Mme Benoît a donné encore :

Journal en forme de lettres, in-12, 1757. — Mes Principes, ou la Vertu raisonnée, 2 vol. in-12, 1769. — Elisabeth, 4 part. in-12, 1766. — Les Erreurs des Désirs, 2 vol. in-12, 1770. — Folie de la Prudence humaine, in-12, 1771. — Les Aveux d’une jolie femme, 2 part. in-12, 1771. Réimprimé en 1781 sous le titre d’Erreurs d’une jolie femme.

 

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