ABRANTÈS (Mme JUNOT d’)

ABRANTÈS (Mme JUNOT d’), fille de la précédente.

 

LA DUCHESSE DE VALOMBRAY, 2 vol. in-8, 1838. — À seize ans, Mlle de Bellegarde est sacrifiée à un époux de vingt-deux ans plus âgé qu’elle ; il est difficile de rencontrer un homme plus froid, plus sec, plus indifférent, plus parfaitement égoïste que le duc de Valombray. Tout en installant sa femme dans sa nouvelle demeure, il lui dit : « Vous êtes entièrement libre ici ; ordonnez, disposez de tout selon que vous le désirerez ; j’aime à ne m’occuper de rien que de moi-même. » Et la conduite du duc répond exactement au programme. On pense bien que la jeune duchesse ne tarde pas à éprouver pour un autre l’amour que ne peut lui inspirer son mari ; retirée dans la délicieuse vallée de la Bièvre, elle trouve en l’ami de son beau-fils, M. André Mesnevalle, un charmant et dangereux compagnon de solitude. Mais sa mère veille de loin sur elle, et par des avis, par des lettres, la prémunit contre le péril. Mme de Valombray s’arrache violemment à sa passion, et revient à Paris. Peu de temps après, le duc de Valombray tombe malade et meurt. Lorsque le temps qu’une jeune veuve doit rigoureusement donner aux regrets fut écoulé, la duchesse revit celui pour lequel plus d’un soupir s’était échappé de son cœur. Mais le temps, les délais, avaient éteint l’amour de Mesnevalle ; il finit par l’avouer franchement à la belle veuve, qui vit en un instant s’évanouir son dernier espoir, se flétrir sa dernière illusion. Pour tromper son désespoir, la duchesse part pour l’Irlande, et va chercher une retraite dans le château de Glenmore. Le jeune Richard O’Farrel s’éprend pour elle d’une vive passion, que son cœur se refuse à partager. L’amour de Mesnevalle se réveille, et il essaie de renouer la chaîne brisée de leurs amours ; mais la réconciliation échoue. La duchesse retourne à Paris ; Mesnevalle se marie, et Mme de Valombray, dont la destinée a été d’être aimée quand elle ne voulait pas l’être, et d’aimer lorsqu’elle ne l’est plus, consacre à Dieu le reste de son existence.

Nous connaissons encore de cet auteur : Histoires morales et édifiantes, 2 vol. in-12, 1837. — Une Vie de jeune Fille, in-8, 1837.

 

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