REVUE DES ROMANS (1839) - Eusèbe G*****

Revue des Romans

Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (

Recueil d’analyses raisonnées des productions remarquables des plus célèbres romanciers français et étrangers.- Contenant 1100 analyses raisonnées, faisant connaître avec assez d’étendue pour en donner une idée exacte, le sujet, les personnages, l’intrigue et le dénoûment de chaque roman. (1839)

 

 

DE LA NÉCESSITÉ DE CET OUVRAGE

Par une tolérance qui a, comme toute chose, son bon et son mauvais côté, la lecture des romans n’est plus l’objet d’une exclusion absolue dans la famille, et les femmes ne sont plus obligées de cacher le livre qui charme leur solitude. On a compris que les ouvrages d’imagination pouvaient produire le bien, par cela même qu’ils pouvaient produire le mal ; qu’ils pouvaient ramener les esprits à des sentiments vrais, comme ils pouvaient les égarer par l’exaltation. On a compris avec justice qu’il ne fallait pas condamner le genre, mais les écrivains qui en tiraient un mauvais parti ; enfin, la raison est venue dire : Tout dépend du choix.

Le roman n’a pas de poétique et de règles : il se prête admirablement à l’expression de la pensée ; le roman, c’est tout l’auteur, comme on l’a dit du style. Aussi la positivité de notre siècle l’a rendu moins dangereux, mais nous le répétons : Tout dépend du choix.

Par le roman, les femmes sont intervenues dans la littérature avec la grâce et la délicatesse qu’elles savent mettre à toute chose ; le choix des sujets, les sentiments, la sensibilité, même le vague de l’expression, ont été pour elles des moyens de succès ; mais dans leurs productions il faut aussi choisir.

Les hommes font du roman un cadre pour tous les tableaux : l’histoire avec ses scènes tragiques, le drame bourgeois avec ses émotions, la comédie avec son langage railleur, la farce avec son gros rire, y trouvent leur place ; la terreur et la pitié, la critique de mœurs, le merveilleux, le positif, les sciences même, dans leurs détails les plus minutieux ou dans leurs résultats les plus sommaires, en un mot, le monde est le domaine du romancier. — Walter Scott a fait revivre le passé sous sa plume, quelques écrivains prévoient l’avenir, beaucoup flattent ou censurent le présent ; mais dans ce chaos de publications de styles si divers, d’intentions si mobiles, tous les ouvrages ne conviennent pas indistinctement à tous les lecteurs : il faut choisir.

Les écrivains sont séparés en deux camps, marchent sous deux bannières : ici on regarde la littérature comme un moyen de distraction, là comme un moyen de direction ; ceux-ci ne se préoccupent d’aucun but ; ceux-là, sous l’influence d’une idée, marchent à une preuve ; les premiers se montrent satisfaits d’amuser, d’intéresser ; les autres prétendent amuser, intéresser et enseigner. On le comprend donc, le choix est important.

C’est principalement pour guider dans le labyrinthe d’un catalogue que cet ouvrage a été conçu : il devient indispensable à la mère de famille, au jeune mari, à la femme sérieuse, à quiconque, pour les heures de solitude, pour la veille d’une nuit, demande au roman des émotions, un monde imaginaire, enfin l’oubli de soi-même. À la campagne, comme à la ville, ce livre sera le livre de prudence ; car, on le sait, l’analyse sèche et nue d’une œuvre d’imagination, en indique la pensée, sans lui rien ôter de ses qualités essentielles.

Nous avons l’intime conviction que notre Revue des Romans épargnera l’ennui de lire certains livres, préservera du dégoût d’en lire quelques autres, et fera connaître une multitude de charmantes productions dont on aurait probablement toujours ignoré l’existence. Nous n’avons pas cependant la prétention d’avoir fait un ouvrage complet sur une matière aussi étendue (six volumes ne suffiraient pas pour donner les titres des romans imprimés en français) ; seulement, nous pensons n’avoir omis, dans les onze cents analyses des romans que contiennent nos deux volumes, aucune des productions remarquables des plus célèbres romanciers.

Notre intention d’ailleurs n’est pas de borner notre publication à ces deux volumes. Comme nous avons l’espoir qu’ils seront accueillis avec l’intérêt que tout lecteur instruit accorde au travail consciencieux, pour compléter le nôtre, nous publierons chaque année, en un volume in-8°, une Revue annuelle et rétrospective des Romans, divisée en deux séries : la première contiendra l’analyse des romans anciennement publiés qui ne se trouve pas dans la présente publication ; la seconde sera consacrée à l’analyse des romans publiés en 1838 et en 1839.

 

 

 

 

ESSAI DE BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE DES ROMANS.

 

 

  • LE ROMAN DES ROMANS, par Robert Grossetête, Mss. du XIIe siècle.
  • LE TOMBEAU DES ROMANS, où il est discouru pour ou contre les romans, par Fancan (Langlois), in-8. Paris, 1626. — C’est le même ouvrage que celui qui a pour titre : Discours pour et contre les romans, in-8, 1626.
  • LA CHRYSOLITE ou le Secret des romans, par Maréchal, Paris, in-8, 1627.
  • TRAITÉ DE L’ORIGINE DES ROMANS (par Pierre-Daniel Huet, évêque d’Avranches), suivi d’observations et de jugements sur les romans français, avec l’indication des meilleurs romans qui ont paru, surtout pendant le XVIIIe siècle, jusqu’à ce jour, par N. L. Desessarts, petit in-12. Paris, an vii (1799). - Cette dissertation, adressée par l’auteur à Segrais, fut imprimée pour la première fou en tète du roman de Zayde, de madame de la Fayette, en 1670, in-12, puis séparément en 1678, 1682 et 1693, in-12. Desessarts, dans la dernière édition, a ajouté à l’ouvrage d’Huet des observations et jugements extraits de la Dixmerie, et un catalogue d’un grand nombre de romans ; mais le titre de chaque roman y est très-abrégé, sans date et sans désignation d’édition. Voyez ci-après Œuvres de madame de la Fayette.
  • DISCOURS SUR QUELQUES ANCIENS POËTES FRANÇAIS ET QUELQUES ROMANS GAULOIS PEU CONNUS, par Galland. - Imprimé dans le tome III des Mémoires de l’Académie des inscriptions (1717).
  • EXAMEN CRITIQUE DE TROIS HISTOIRES FABULEUSES DONT CHARLEMAGNE EST LE SUJET, par l’abbé Lebœuf. - Imprimé dans le tom. XXI des Mémoires précités, p. 136.
  • DE L’USAGE DES ROMANS, où l’on fait voir leur utilité et leurs différents caractères : avec une Bibliothèque des romans, accompagnée de remarques critiques sur leur choix et leurs éditions ; par M. le C. Gordon de Percel (Lenglet Dufresnoy), Amst., 2 vol. in-12, 1734. — On joint à ces deux volumes : L’Histoire justifiée contre les romans, par l’abbé Lenglet Dufresnoy. Amst., 1 vol. in-12, 1735. - Le premier volume contient une dissertation sur l’usage des romans , des pièces concernant J. B. Rousseau, et une lettre adressée au marquis de Fénelon. Le second volume renferme la Bibliothèque des romans ; il est divisé en quatorze articles, dont voici la série: 1° anciens romans grecs et latins ; 2° romans d’amour ; 3° romans héroïques ; 4° romans historiques et histoires secrètes ; 5° nouvelles espagnoles et françaises ; 6° romans de spiritualité et de morale ; 7° romans de chevalerie ; 8° romans antiques en vers français ; 9° romans satiriques; 10° romans de politique ; 11° contes des fées ; 12° contes et nouvelles amoureuses, satiriques et tragiques ; 13° romans comiques ; 14° romans divers qui ne se rapportent à aucune des classes précédentes. La plupart des articles sont accompagnés de notices quelquefois assez malignes. Ce second volume est terminé par une table alphabétique des romans dont on donne les titres dans l’ouvrage, au nombre d’environ 3,000.
  • MÉMOIRES CONCERNANT LA LECTURE DES ANCIENS ROMANS DE CHEVALERIE, par Lacurne Sainte-Palaye. - Imprimés dans les Mémoires de l’Académie des inscriptions, t. XVII, 1741-43.
  • LETTRES AMUSANTES ET CRITIQUES SUR LES ROMANS EN GÉNÉRAL, anglais et français, tant anciens que modernes, par Aubert de la Chenaye des Bois, 2 part, in-12. Paris, 1743 (attribué par Barbier à Neufville de Montador).
  • BIBLIOTHÈQUE DE CAMPAGNE; collection de petits romans, en 24 vol. in-12. Genève, 1749-1768. - Pour la composition de cette collection, on a mis à contribution différents ouvrages anciens et modernes, français et étrangers ; les volumineux romans du XVIIe siècle ont fourni surtout beaucoup d’épisodes intéressants et curieux.
  • ENTRETIENS SUR LES ROMANS, par l’abbé Jacquin, in-12. Paris, 1755. - Jacquin attribue l’invention des romans aux Égyptiens. La quatrième et dernière partie de l’ouvrage traite du danger de la lecture des romans ; il y donne une traduction de la harangue latine du P. Porée, sur le même sujet.
  • LETTRES SUR LES ROMANS, adressées à madame la marquise de Ayvelles, par Boucher de la Richarderie, in-12. 1762.
  • HISTOIRE LITTÉRAIRE DE LA FRANCE, ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, et continué par des membres de l’Institut, in-4. Paris, 1763 et années suivantes. - Dans le discours sur l’état des lettres en France au XIIIe siècle, placé en tête du seizième volume de cet ouvrage, on trouve une dissertation fort étendue sur les romans, sur leur origine, sur les romans de chevalerie, de la Table ronde, de Charlemagne, etc., etc.
  • BIBLIOTHÈQUE BLEUE, gr. in-8. Paris, 1775 et 1776. - Édition la plus belle, mais non achevée, de cette collection d’anciens romans populaires en style moderne ; elle contient seulement les histoires de Robert le Diable, de Richard sans Peur, de Jean de Calais, de Pierre de Provence et de la belle Maguelonne, et des Enfants de Fortunatus. — L’édition de Troyes, sans date, petit in-8, fig., qui se relie en 3 vol., renferme de plus : Tiel Ulespiègle, la Belle Helène, les Douze pairs de France et le grand Fier-à-Bras, les Quatre Fils Aymond, l’Innocence reconnue.
  • DE LA LECTURE DES ROMANS, fragment d’un manuscrit sur la sensibilité, tiré du Journal de lecture, n. 16, in-8 de 31 p. Paris, 1776. (lPar Romance de Mesmon.) - Cet opuscule a été réimprimé plusieurs fois avec des additions, in-8. Bruxelles, 1785. Il offre, dans un style brillant et animé, des jugements assez étendus sur les meilleurs romans anglais et allemands.
  • BIBLIOTHÈQUE UNIVERSELLE DES ROMANS, 224 tomes, ou 112 vol. in-12. Paris, 1775-1789. - Composée par une société de gens de lettres qui avaient à leur disposition la précieuse bibliothèque du marquis de Paulmy, cette collection ne laisse pas que d’être assez intéressante ; les principaux auteurs sont le marquis de Paulmy, le comte de Tressan, Constant d’Orville, Couchu, Bastide, Poinsinet de Sivry, Cardonne, de Mayer, Legrand d’Aussy, l’abbé Coupé, etc. — Le plan embrasse tous les genres de romans, qui y sont divisés eu huit classes: 1° traduction des anciens romans grecs et latins ; 2° romans de chevalerie ; 3° romans historiques ; 4° romans d’amour ; 5° romans de spiritualité, de morale et de politique ; 6° romans satiriques, comiques et bourgeois ; 7° nouvelles historiques et contes ; 8° romans merveilleux, contes des fées, voyages imaginaires, etc.
  • NOTICES HISTORIQUES ET CRITIQUES sur deux manuscrits de la bibliothèque du duc de la Vallière, dont l’un a pour titre : les Romans d’Arthus, comte de Bretaigne, et l’autre : Romant de Parthenay ou de Lusiguen, par l’abbé Rive, in-8, 1779.
  • OBSERVATIONS SUR LES ROMANS, et en particulier sur ceux de Mme de Tencin. - Imprimées dans le premier vol. des Œuvres de madame de Tencin, 7 vol in-16. Paris, 1780.
  • ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE, ou, par ordre de matières, Dictionnaire raisonné des sciences, des arts, etc., 128 vol. in-4. 1782-1833. - On trouve dans le Dictionnaire d’économie politique, l’analyse de plusieurs romans politiques, tels que les Ajaoiens, république imaginaire, traduit du flamand, la République des Cessares, Fabius et Caton, l’Isle inconnue, le Miroir d’or, la Répulique de Ptaton, l’Histoire des Sevarambes, l’Utopie de Thomas Morus, etc., etc.
  • DISCOURS SUR LES ROMANS FRANÇAIS, par le comte de Tressan. - Se trouve en tête du Corps d’extraits des romans de chevalerie, 4 vol. in-12, 1782 ; le quatrième volume contient encore une dissertation sur l’origine des romans inventés avant l’ère chrétienne.
  • PROGRES (les) OF ROMANCE THROUGH TIMES, CONTRIES AND MANNERS, by Clara Reeve, 2 vol. in-8, London, I785.
  • BIBLIOTHÈQUE CHOISIE DE CONTES NOUVEAUX, en partie traduits de l’arabe et du persan, par Langlès, de l’italien, par Simon, etc., 9 vol. in-18 ou in-8. Paris, 1786-90.
  • DISCOURS SUR L’ORIGINE, LES PROGRÈS ET LES GENRES DES ROMANS, par la Dixmerie. - Imprimé en tête du roman de Toni et Clairette, 2e éd., 4 vol. in-18. 1787.
  • ŒUVRES COMPLÈTES DE MARMONTEL, 17 vol. in-8. Paris, 1787. - On y trouve un morceau sur les romans français, qui peut faire suite au traité du P. Paciaudi, bibliothécaire à Parme, imprimé dans l’édition grecque de Longus de 1786, et reproduite à Leipzig, en 12 vol., en 1823. — L’abbé de Rosi, savant orientaliste, a suppléé Paciaudi pour les romans orientaux.
  • ROMANS HÉROÏQUES, traduits de l’italien de Marini, par le comte de Caylus et de Séré, 4 vol. in-12. Paris, 1788. - Ces romans sont précédés de réflexions sur les romans héroïques ou de chevalerie, et en particulier sur ceux de Marini, par F. A. Delandine.
  • CATALOGUE DES LIVRES DE LA BIBLIOTHÈQUE DU DUC DE LA VALLIÈRE ; 2e partie, disposée par Jean-Luc Nyon l’aîné, contenant, etc., 6 vol. in-8, 1788. - Ce Catalogue renferme une nomenclature de romans la plus complète qui ait jamais été publiée. Le tom. II de la Ire partie de ce catalogue contient aussi une notice sur plusieurs romans.
  • NOTIZIA DE NOVELLIERI ITALIANI POSSEDUTI DAL CONTE AUTOR MARIA BORROMEO, GENTILUOMO PADOVANO, con alcune novelle inedite, gr. in-8. Bassano (Remondini), 1794. - Notice raisonnée fort curieuse, réimprimée sous ce titre : Catalogo de Novellieri italiani, etc., gr. in-8. Bassano, 1804. — Il faut réunir les deux éditions pour posséder l’ouvrage complet.
  • QUELQUES OBSERVATIONS SUR LES ROMANS. Ce morceau, de quatre à cinq pages, précède l’analyse du roman de Célestine, insérée dans la Décade philosophique du 30 messidor an iii p. 161. (1795.)
  • UN POT SANS COUVERCLE ET RIEN DEDANS, ou les Mystères du souterrain de la rue de la Lune, histoire merveilleuse et véritable, traduite du français en langue vulgaire, par Eusèbe Salverte, in-8. 1799.
  • C’est une critique piquante des romans noirs.
  • NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE DES ROMANS, 112 tomes ou 56 vol. in-12. Paris, 1799-1806. Par madame de Genlis, Desfontaines, Vigée, Legouvé, Deschamps, Fiévé, Pigault-Lebrun, Lamare, Blanchard, etc., etc. - Ces nouveaux rédacteurs suivirent pendant quelque temps le plan de leurs devanciers, mais ils finirent par substituer aux extraits de romans, des contes ou nouvelles de leur composition. La Bibliothèque des romans devint donc sous leur plume une bibliothèque de petits romans, ce qui dégoûta promptement les lecteurs et força les éditeurs de renoncer à la continuation de cette publication. — On trouve assez souvent, à la fin de chaque tome, une notice littéraire contenant l’analyse de quelques romans, et souvent d’autres publications ; à la fin de chaque trimestre se trouve un catalogue de tous les romans dont il a été fait mention dans les trois mois.
  • TABLE GÉNÉALOGIQUE DES HÉROS DE ROMANS, avec un catalogue des principaux ouvrages de ce genre, par Dutens, in-4, composé de onze tableaux. Londres, sans date.
  • IDÉE SUR LES ROMANS, par D. A. de Sade. Imprimé en tête des Crimes de l’amour, du même, 4 vol. in-12. An viii (1800).
  • RÉFLEXIONS SUR LE BUT QUE DOIT SE PROPOSER LE ROMANCIER.
  • Imprimées au commencement du premier vol. de Zeir et Zulica, par Gallet, 2 vol. in-12. Paris, 1801.
  • LUCIE OSMOND, OU LE DANGER DES ROMANS, traduit de l’anglais par A*** P. P***, in-12. 1802.
  • BIBLIOTHÈQUE FRANÇAISE, rédigée par Charles Pougens, 68 nos in-8. Paris, 1800 à 1805. - Ce recueil, purement littéraire, renferme d’excellentes analyses des meilleurs romans mis au jour pendant que M. Pougens exerçait la librairie.
  • SATIRE DES ROMANS DU JOUR, considérés dans leur influence sur le goût et les mœurs de la nation ; pièce couronnée par l’Athénée de Lyon ; par Millevoye, in-8, 1803.
  • BIBLIOTHÈQUE D’UN HOMME DE GOUT, par A. A. Barbier et Desessarts, 5 vol. in-8. Paris, 1810. - Le cinquième volume de cet ouvrage contient la nomenclature des principaux romanciers français et étrangers, avec une courte notice sur leurs productions les plus remarquables.
  • LA FAMILLE SAINT-JULIEN, ou le Faussaire Anglais, par Bresson de Cocove, 4 vol. in. 12. Paris, 1812. - Dans un discours préliminaire, en forme de préface, l’auteur développe les règles de la poétique du roman avec une clarté et une justesse admirable ; règles qu’il est loin d’avoir suivies dans la composition de son livre.
  • HISTORY OF FICTION, being a critical Account of the most celebrated Works of Fiction, from the Carliest Greek Romances to the novels of the present age, by J. Dunlop, 3 vol. in-8. London, 1814.
  • TABLEAU HISTORIQUE DE L’ÉTAT ET DES PROGRÈS DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE DEPUIS 1789, par Chénier, in-8, 1816. - Le chapitre VI est consacré à l’analyse succincte des romans parus de 1789 à 1816.
  • DICTIONNAIRE DES ROMANS ANCIENS ET MODERNES, ou Méthode pour lire tes romans d’après leur classement par ordre de matières, par A. Marc, in-8. Paris, 1819. – Supplément au Dictionnaire des romans, du 30 septembre 1819 au 1er janvier 1824, par le même, in-8 de 62 pages. Paris, 1824. - Cet ouvrage est ainsi divisé : 1° table alphabétique des titres et seconds titres des romans, sans analyse ni critique, au nombre d’environ 5,000; 2° division et classement des mêmes romans par genre de sujets, tels que romans historiques, romans de chevalerie, romans sentimentals, romans noirs, etc., etc.; 3° collection des auteurs, avec l’indication des principaux ouvrages qu’ils ont produits ; 4° histoires ; 5° voyages ; table par ordre alphabétique d’environ 1 800 pièces de théâtre.
  • ESSAI SUR LA PRÉÉMINENCE DES ROMANS EN STYLE ÉPISTOLAIRE. - Imprimé en tête du roman de l’Ermite de la Roche Noire, ou la Marquise de Luzy, 2 vol. in-12. 1820.
  • ESSAI SUR LES FICTIONS, par madame de Staël. Imprimé en tête de Zulma, in-8, 1813 ; et dans le troisième volume des Œuvres de l’auteur, 17 vol. in-8, 1820-21.
  • ŒUVRES COMPLÈTES DE MESDAMES DE LA FAYETTE, DE TENCIN ET DE FONTAINES, avec des notes historiques et littéraires, par M. Auger, 4 vol. in-8. Paris, 182O. - On trouve en tête de cette édition : 1° un article des romans ; 2° une notice sur la vie et tes ouvrages de madame de la Fayette ; 3° la lettre de Huet sur l’origine des romans.
  • ESSAI SUR LES ROMANS, par le vicomte Dampmartin.
  • Ce morceau précède le roman de Jules, ou le Frère généreux, 2 vol. in-12. 1821. — Jules n’occupe tout au plus que la moitié du second volume. L’Essai sur les romans est le développement d’une petite dissertation que l’auteur avait donnée en 1803, sous le titre Des Romans, et qui était déjà suivie de la même nouvelle, tous le titre de Gustave. Cet Essai peut être considéré comme une analyse générale des romans depuis les fables des gymnosophistes indiens jusqu’aux contes fantasques et drolatiques dont on a prétendu enrichir notre littérature.
  • PETITE BIBLIOGRAPHIE BIOGRAPHICO-ROMANCIÈRE, ou Dictionnaire des romanciers, etc., in-8. Paris, 1821. — L’auteur a donné 22 suppléments et plusieurs appendices à ce volume, de 1821 au 15 juin 1832. - Cet ouvrage est divisé ainsi : Catalogue des romans, voyages et autres livres convenables aux cabinets de lecture, au nombre de 1505 ; Dictionnaire des romanciers, avec un mot sur chacun d’eux et le titre des ouvrages qu’ils ont donnés, soit comme auteurs, soit comme traducteurs; 5 premiers suppléments contenant l’analyse d’environ 80 romans publiés depuis le 1er octobre 1821 jusqu’en février 1823 ; 17 suppléments formant plusieurs catalogues de romans, et indiquant ceux qui ont paru depuis février 1823 jusqu’en janvier 1832.
  • COLLECTION DES ROMANS GRECS traduits en français, avec des notes par MM. Courier, Larcher, etc., précédée d’un Essai sur les romans grecs, par M. Villemain, in-16, Paris, 1822 et années suivantes. - Dans cet Essai sur les romans grecs, sorte de belle préface qui précède cette jolie collection, M. Villemain analyse rapidement la plupart des romans, et les juge avec ce goût sûr et délicat, avec cette élocution pleine d’agrément et de charme qui ne l’abandonnent jamais, soit qu’il écrive, soit qu’il parle ; loin d’en vanter outre mesure la qualité et d’en dissimuler les défauts, il porte un jugement sévère, mais juste, sur ces productions, dont la chaîne se continue depuis le commencement du Bas-Empire jusqu’au temps de la plus épaisse barbarie du moyen age.
  • ESSAI SUR L’ART DU ROMANCIER. Cet Essai se trouve en tête de l’Histoire d’Adolphe et de Silvérie, par J. S. Quesné, 2 vol. in-12. Paris, 1822.
  • ŒUVRES COMPLÈTES DE MAR.-JOS. CHÉNIER, 8 vol. in-8. Paris, 1824-1826. - On y trouve un morceau sur les anciens romans français, et un morceau sur les fabliaux.
  • HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE GRECQUE PROFANE, etc., par Schœll, 2e éd., 8 vol. in-8, 1824-25. - Le tom. IV, chap. LVII , contient une dissertation sur les premiers romans grecs.
  • COURS DE LITTÉRATURE, de la Harpe, 8 vol. in-8, 1825-26. - Cette édition, publiée par M. Buchon, contient, outre l’article sur les romans si exigu ou plutôt si nul, la traduction de ce que M. Dunlop a écrit sur les romanciers grecs et latins dans son Histoire de la fiction, et quelques fragments de discours prononcés par Chénier sur les romans, les fabliaux, etc.
  • OBSERVATIONS SUR LES ROMANS SCÉLÉRATS, par Collin de Plancy. - Imprimées dans l’appendice au roman intitulé: le Bourreau de Drontheim, traduction supposée de Mullner, 2 vol. in-12, 1825.
  • DISSERTATION SUR LES ROMANS, formant une espèce d’introduction à l’analyse raisonnée du roman chinois. d’Iu-Kiao-Li (Revue Encyclopédique, année 1825, tom. XXXV, pag. 394).
  • ESSAI LITTÉRAIRE SUR LE ROMAN, LA CHEVALERIE ET LE THÉÂTRE. par sir Walter Scott, 2 vol. in-12. Paris, 1826.
  • BIOGRAPHIE LITTÉRAIRE DES ROMANCIERS CÉLÈBRES, depuis Fielding jusqu’à nos jours, par sir Walter Scott, 4 vol. in-12. Paris, 1826. - Dans le tom. II, à l’article Fielding, pag. 14, l’auteur a tracé le portrait du véritable romancier.
  • PARALLÈLE DES ROMANS DE LA CHINE ET DE CEUX DE L’EUROPE. - Précède le roman d’Iu Kiao-Li, ou les deux Cousines, par M. A. Rémuzat, 4 vol. in-12, 1826.
  • DICTIONNAIRE DE LA MYTHOLOGIE DES ANCIENS GERMAINS ET DES SLAVES, par A. Tkany (Znaim 1827, 2 vol. in-8). - Ce livre contient un article intitulé Heldenbuch (livre des héros), donnant l’indication des poèmes allemands, dans lesquels ont été célébrés les héros du moyen âge, tels que Hildebrand, Gauthier d’ Acquitaine, Sigefroy, etc. — On doit consulter aussi les livres héroïques, célèbres chez les Allemands, intitulés: Nistungen et Aibelungen, qui contiennent tous les faits et gestes des dieux et des héros du paganisme slave et germain.
  • DU ROMAN HISTORIQUE. — Article du Mercure du XIXe siècle, tom. 26. 1828, pag. 175. DU MERVEILLEUX DANS LE ROMAN. Cette excellente dissertation sur les incidents surnaturels dont les auteurs font usage dans la composition de quelques romans, précède le roman de Péveril du Pic, par sir Walter Scott , in-8. Paris, 1830, t. II de l’édition de Furne.
  • LETTRE À M. DE MONMERQUÉ, SUR LES ROMANS DES DOUZE PAIRS.
  • Imprimée en tête du Roman de Berthe aux grands Piés, in-12. 1832.
  • ORIGINE DES ROMANS CHEVALERESQUES, par M. Fauriel. - Dissertation insérée dans la Revue des deux Mondes, septembre 1832, tom. VII, 5e livraison.
  • ESSAI SUR LES ROMANS HISTORIQUES DU MOYEN AGE, par M. Paulin- Pâris. - Précède le roman d’Hector Fieramosea, traduit de l’italien d’Azeglio, 2 vol. in-12. Paris, 1833.
  • DU STYLE DANS LA PLUPART DES ROMANS. - Chapitre d’un livre de M. de Senancourt, ayant pour titre : de l’Amour selon les lois primordiales, 3e éd., in-18, 1834.
  • RÉPONSE À LA LETTRE DE M. MICHELET SUR LES ÉPOPÉES DU MOYEN AGE, insérée dans la Revue des deux Mondes, du 18 juillet dernier ; par M. Paulin-Pâris, in-12 de 24 pages. Paris, 1836. - Le dernier article de cette brochure est une dissertation sur les romans chevaleresques du moyen âge.
  • ESSAI SUR LES ROMANS, par miss Barbould ; c’est un excellent morceau de critique.

Madame de Flahaut (depuis madame de Souza) et M. Petit-Radel ont aussi publié des dissertations sur les romans.

 

 

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